LES FOUILLEURS

Tu sondes, j’arpente, il prospecte, nous décapons, vous creusez, elles recollent, ils écrivent… toujours les mêmes gestes pour des énigmes à chaque fois différentes.
Ensemble et chacun de leur côté, les archéologues du centre archéologique de Nîmes déterrent des puzzles mouvants. Quel que soit le chantier, les mêmes questionnements les animent. Des chercheurs qui croisent leurs hypothèses comme on croise le fer.

2010, 52'

 

Film documentaire de Juliette Senik  

Production : Les Films d’Ici / Schuch Conseils et Productions / Inrap  

Diffusion : Public Sénat

Sortie d'un DVD aux éditions L'Harmattan



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L’INRAP - Institut National de Recherche et d’Archéologie Préventive - assure la détection et l’étude du patrimoine archéologique touché par les travaux d’aménagement du territoire. Comment sauver les « archives du sol » sans une politique de production d’images, vecteur privilégié de diffusion de la connaissance auprès du public ? Schuch Conseils et Productions et les Films d’Ici se sont penchés sur cette réflexion stratégique pour l’Institut, et ont travaillé à différents projets dont Les Fouilleurs.  

 

Les Fouilleurs traite du métier d’archéologue, à travers une approche intime qui permet de pénétrer dans l’aventure professionnelle, les passions et l’itinéraire personnel de quelques figures remarquables de l’archéologie. De l'hiver au printemps, sur plusieurs fouilles (entrecroisées) qui n'en font qu'une, le film donne à voir l'essentiel, au quotidien, de la démarche des archéologues de terrain. Ce qui les passionne, ce n'est pas résoudre l'énigme d'une découverte exceptionnelle, mais faire jaillir la multitude de questions que soulève la découverte d'un pan de mur, d'une plantation, d'un squelette, d'une mosaïque.  

 

Nous nous sommes attachés aux personnages. Jeunes et prudents sur leurs hypothèses, confirmés et bataillant autour du plan d'une maison, ils sont tous investis d'une mission qui les dépasse, et qu'ils définissent chacun à leur manière, sans langue de bois ni lyrisme facile. Comment sont-ils venus à l'archéologie de terrain, à ce métier qui réconcilie le labeur physique, le contact avec la terre, avec la spéculation intellectuelle ? Certains excellent à reconnaître la nature d'un sol habité au crissement de la truelle. Pour les plus anciens, qui sont passés de la précarité au salariat, leur statut est le fruit de luttes et leur métier est un miracle, voire une "drogue". Les plus jeunes sont passés par les études et y sont venus naturellement. Malgré les écarts de générations, un profil commun se précise : ce sont de tranquilles acharnés, d'équilibrés obsessionnels, amoureux des débris d'humanité laissés dans le sol par leurs ancêtres.    

 

 

La réalisatrice


Auteur réalisatrice de nombreux documentaires (« Ikéa, nos vies heureuses ? », « Mona Ozouf, Femme des Lumières », « Classe Louvre », « Les tontons parfumeurs »,…), Juliette Senik aime explorer les facettes et les ressources de la société, en cherchant toujours un angle original qui permette de raconter plusieurs choses à la fois. Elle est également lectrice pour le Fonds d’Innovation audiovisuelle du CNC et consultante scénariste pour le Céci (Centre des Écritures Cinématographiques).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Traits de justice



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