LES VIES POSSIBLES DE CHRISTIAN BOLTANSKI
2010 -
« La vérité est devenue quelques chose d’ambiguë. En tant qu’artiste, tu ne dois pas dire la vérité, tu dois la faire ressentir ». 
Christian Boltanski a toujours été un artiste du sentiment. Que ce soit avec ses grands monuments à l’enfance disparue, ses boîtes de biscuits pleines de souvenirs d’individus anonymes ou ses étagères remplies de vêtements usés, cet artiste français né en 1944 et célébré dans le monde entier est un maître de l’espace théâtral, un metteur en scène de l’émotion. Un plasticien qui pense en images et parle en contes. Jamais de message, jamais de « l’art pour l’art ». En photo ou en vidéo, en performance éphémère ou en installation monumentale son art ne traite que d’un seul et même sujet : la rébellion contre la disparition, l’oubli, la mort.
       A l’occasion de son exposition « Monumenta » au Grand Palais, le film « Les Vies possibles de Christian Boltanski » plonge avec lui dans un univers sombre mais plein d’humour, accompagne l’artiste - lui, le mauvais voyageur - autour du globe à Paris, à Berlin et au Japon. Il montre des œuvres monumentales, mais peu connues car parfois enfouies dans les sous-sols, présente des archives inédites et confronte l’artiste à son propre passé et à son avenir. Christian Boltanski y évoque ses vies véritables et possibles, parle d’humanisme, de religion, d’utopie et explique son grand projet des archives du cœur, projet qui réunira des dizaines de milliers de battements de cœur dans un endroit très lointain, quelque part entre l’île Utopia et l’au-delà…
      Le spectateur est invité à y accompagner un artiste qui dit que, malgré tous ses efforts et les succès remportés par son travail : « Tout art est surtout une tentative d’empêcher la mort, la fuite du temps ». 
L’art de Christian Boltanski est donc condamné à l’échec. Mais jamais en vain !


CHRISTIAN BOLTANSKI 

Né en 1944 à Paris, Christian Boltanski est l’un des artistes majeurs de la scène contemporaine française. Artisan de la mémoire, plasticien du temps, il tisse l’ensemble de son œuvre de références biographiques, celle de sa vie, celle des 
autres, celle d’anonymes, qui s’accumulent et forment un ensemble composite de souvenirs bruts à forte charge émotionnelle. 
Autodidacte, Christian Boltanski pratique principalement la peinture jusqu’à la fin des années 1960. Il crée, en 1968, l’œuvre qu’il considère comme fondatrice de sa toute sa démarche artistique à venir : le livre d’artiste « Recherche et présentation de tout de qui reste de mon enfance, 1944-1950 ». 
À partir de ce moment, l’artiste joue avec les codes de l’autobiographie et reconstitue des objets ou des situations de son enfance, réelles ou fictives. 
L’art profondément humain de Christian Boltanski a acquis depuis 1980 une reconnaissance internationale et une notoriété publique bien au-delà des frontières 
habituelles de la scène artistique, en particulier en Allemagne, aux Etats-Unis et au Japon. Lauréat de plusieurs prix internationaux, l’artiste, dont les œuvres figurent parmi les plus grandes collections du monde, vit et travaille à Malakoff. 


Suisses morts
Canada
Théâtre d’ombres
(Avec l'aimable autorisation de la Galerie Marian Goodman)
(Avec l'aimable autorisation de la Galerie Marian Goodman)
(Avec l'aimable autorisation de la Galerie Marian Goodman)
Tournage au Liechtenstein